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07 avril 2011

LETTRE OUVERTE

L ETAT COMPTE, NOS ENFANTS PAIENT !

L’école de Saint Christol est sous le coup d’une menace de fermeture de classe. Après avoir été reçus par Monsieur l’Inspecteur de Circonscription de Lunel, puis par Monsieur le Député-Maire de Castelnau-le-Lez, nous avons sollicité, et obtenu, une audience auprès de Monsieur l’Inspecteur d’Académie de l’Hérault, afin de lui exposer nos arguments et d’entendre les siens.
Le Maire du village, solidaire de notre mouvement depuis ses débuts, nous accompagnait.

La teneur de l’entretien s’est révélée tellement stupéfiante, que nous ne pouvons nous résoudre à nous taire, ce qui reviendrait à consentir.

D’après Monsieur l’Inspecteur d’Académie :
* L’Etat n’a pas les moyens de payer ses enseignants au-delà du 31 Août. Ensuite, c’est l’emprunt public qui règle leurs traitements. L’Education Nationale a certes longtemps été le budget prioritaire de la Nation, ce n’est plus le cas aujourd’hui.

* Nous sommes coupables - d’avoir une municipalité qui consacre depuis 10 ans 30% de son budget annuel à l’Ecole

- d’avoir des enseignants qui exploitent au mieux ces moyens dans des classes le plus souvent à double niveau

- d’obtenir de bons résultats scolaires (pour rappel, 30% de la classe de 6ème internationale de Lunel vient de l’école de Saint Christol)

- de bénéficier d’un niveau socio-culturel considéré comme favorisé (ce sont là encore les termes de Monsieur l’Inspecteur). Nos enfants s’en sortiront donc tout aussi bien avec un enseignant en moins.

De fait, nous sommes coupables de refuser une fermeture de classe qui priverait une école en difficulté d’une ouverture nécessaire.

Or ce que nous demandons, c’est que chaque école se voie attribuer le nombre d’enseignants dont elle a besoin pour fonctionner au mieux dans l’intérêt des enfants.
La réponse de Monsieur l’Inspecteur est très claire : pour avoir plus, il faut accepter de payer plus.


Nous persistons à penser que les priorités dans les affectations des deniers publics sont à revoir.
Nos décideurs devraient faire preuve de reconnaissance et d’humilité, et se rappeler que l’accès aux Grandes Ecoles leur aurait été impossible sans des bases solides, acquises dans cette Ecole que la République néglige.

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